Histoire d'Uranie, Nos histoires

L’enfant des deux ciels ~ Chapitre 7 : Barett

La cuisine était plongée dans le silence. Le repas partagé par le personnel de l’entretien venait de se terminer et chacun était retourné à son poste. Le cuisinier et son apprenti étaient en charge de remettre de l’ordre dans la pièce. Mais ce soir-là, ils n’étaient pas seuls. Deux femmes les aidaient. La première, Jana, se tenait à côté de son époux devant l’évier. Après qu’Adal ait plongé la vaisselle dans l’eau bouillante, elle la rattrapait au vol pour l’essuyer. Elle lançait des regards inquiets vers son partenaire, qui gardait pourtant un regard fixe, impassible. Ce qui n’était pas le cas de Barett, son jeune apprenti, assis à la table derrière eux. Comme l’hôtesse, il n’arrivait pas à se concentrer sur sa propre tâche. Il était préoccupé, et le calme pesant ne l’aidait pas à contenir ses tourments. La passivité de ses collègues le perturbait, plus encore elle l’irritait. Il avait été difficile de contenir les émotions de la journée lors du repas commun. Désormais seul avec ses collègues d’infortune, il ne supportait plus d’être dans l’ignorance. A plusieurs reprises, il avait tenté d’aborder le sujet. L’épineuse situation dans laquelle il s’était mise pour venir en aide à Kaïdan, sous les ordres de son maître, Adal. Mais les faibles échos des réponses, et les injonctions de se terrer dans cette atmosphère taciturne, avaient fini par décourager le jeune homme. Alors, impuissant, il se contentait d’exprimer une agitation silencieuse. Ses yeux passaient furtivement entre la mécanique rodée des époux et la deuxième jeune femme adossée près de la fenêtre, sa collègue Irie.

Elle s’était éloignée du groupe pour s’adosser contre l’une des étagères, le seul emplacement permettant de distinguer l’extérieur du temple. L’apprentie avait abandonnée toute tentative de concentration. Bien que le torchon soit toujours au creux de ses mains, il ne servait qu’à être manipulé et tordu dans tous les sens. Les yeux dans le vague, elle se contentait de fixer l’ouverture de la fenêtre. Et Barett ne cessait se demander pourquoi. Au sommet de la montagne, seules les lumières virevoltantes des royaumes lointains pouvaient se distinguer, seul repère au sein du noir de la cité. Si le jeune apprenti avait appris au fil des années à composer avec le caractère extravagant de son amie, il lui découvrait ce soir une aura lasse.

Cela en était trop pour Barett. Il avait suffisamment fait preuve de compromis, du moins selon les critères du jeune homme. Il ne pouvait continuer à vaguement gratter les fonds de cuve sans réponses à ses questions. Il ne pouvait plus regarder ses supérieurs agir de manière désinvolte. Il ne pouvait plus regarder son amie être aspirée ainsi par la noirceur de la nuit. Il ne pouvait plus accepter ce silence lourd, inusuel et assourdissant.

 « Bon sang ! Quelqu’un va me dire ce qu’il se passe ! Cria le jeune homme en bondissant sur ses pieds »

La plainte de l’apprenti fit écho dans la pièce. Par surprise, Jana fit tomber un verre qu’elle s’attelait à essuyer. Ce dernier se brisa en mille morceaux à ses pieds. Même Adal se tourna hébété. Seule Irie resta de marbre et était toujours plongée dans sa trouble rêverie.

Conscient des regards posés sur lui, Barett perdit aussitôt la fougue qui venait de l’animer. Mal à l’aise, il se rassit en ajoutant : « Enfin… si vous avez envie… ».

Adal ne put contenir un rire franc et bruyant. Barett lui adressa un sourire incertain, un poids lourd venait de se retirer de ses épaules. Pour la première fois de la soirée, la pièce fut illuminée. Ses collègues reprenaient vie et son maître ne semblait pas offusqué par l’audace du jeune homme. Pourtant, le visage de Jana était resté fermé. Elle se contenta de se pencher sur les dégâts de verre et passa sa main au-dessus des débris pour les reconstituer.

« Irie, j’ai besoin de toi, s’exclama-t-elle ».

L’intéressée sortit de sa torpeur et s’approcha de la jeune femme. Elle regarda le verre qui se mit à chauffer et se reformer. Sans un mot, l’apprentie retourna à son poste, à la fenêtre. Jana posa l’ouvrage sur le plan de travail et s’assit en face de Barett pendant que le cuisinier reprenait sa tâche l’air de meilleure humeur.

« Que veux-tu savoir ? »

Barett réfléchit quelques instants. Il ne s’attendait pas à ce soudain intérêt. Les événements des derniers jours avaient été intenses. Et beaucoup lui étaient étrangers, voir surprenants. La naissance de l’enfant, la descente de la garde dans les quartiers, l’arrestation de Kaïdan, sa propre ascension dans les quartiers de la garde – il n’était pas peu fier d’être l’une des rares personnes de l’entretien à avoir pu y monter- l’agitation autour de Kaïdan, le mot adressé à Myrha, …

 « Déjà, reprit-il après un moment de réflexion, je voudrais savoir pourquoi vous faites ces têtes de déterrés …

-Barett ! C’est ta question ? S’énerva la jeune femme. Après tous les événements, la première chose qui te vient en tête … La jeune femme s’interrompit. Son mari s’était rapproché d’elle et avait posé une main délicate sur son épaule.

-Jana, ce n’est qu’un enfant, il ne comprend pas…

-Je ne suis pas un enfant, protesta le jeune homme. Cela vous arrange de me traiter ainsi. De me traiter comme ci, je ne pouvais pas comprendre. Mais dès qu’il s’agit de faire passer des mots à des prisonniers de l’Oracle, là, Barett est assez grand pour prendre des risques. Je me trouve assez sympathique de risquer ma vie, juste pour vous faire plaisir …

-Baisse d’un ton ! Chuchota Jana pour couper la litanie de l’apprenti. Si Tobia ou la garde t’entendait …

– Mais cela n’a pas de sens. Tout ce que vous faites n’a pas de sens ! Reprit-il, loin de se calmer. J’ai passé le mot car Adal me l’a fait apparaître par magie dans la cellule. Mais pourquoi ne pas l’avoir fait directement à Myrha ? Rien de tout cela n’est secret. L’Oracle sait tout, donc la garde aussi …

-La garde surveille Myrha et Kaïdan. Si je leur avais fait parvenir le mot, le Don aurait senti la concentration de magie, là où elle n’aurait pas lieu d’être, expliqua calmement le cuisinier. Barett, écoute-nous. Je sais que la situation est compliquée. Il y a de nombreuses choses que tu ne comprends pas …

-Vraiment ? Reprit l’apprenti. J’ai plutôt l’impression que Kaïdan et Myrha allaient commettre une faute et que le Don a agi en conséquence. Et, il va nous arriver la même chose avec tous vos agissements.

– Il y a des enjeux Barett. »

 La voix d’Adal était ferme, grave. Le jeune homme découvrit chez son maître une sévérité insoupçonnée. Il connaissait son visage jovial, parfois impassible, mais jamais il n’avait entrevu cette dureté. Sa carrure imposante prenant tout à coup des allures menaçantes. Ses yeux noirs reflétaient un mélange de détermination et de peur. Barett savait que des choses se tramaient depuis des années entre certains membres de l’entretien et le conseil. Mais si l’Oracle n’était pas intervenu, alors cela devait être sans risque pour la cité. Mais le visage de son maître et son comportement le laissaient perplexe. Il était terrorisé,  il avait peur de ce qu’il allait découvrir. Mais il avait déjà trop agi. Malgré l’intimidation, il prit son courage à deux mains ? pour confronter ses collègues :

« Mettez-moi au courant ! Vous ne pouvez pas nous demander de désobéir aux temples et nous tenir au secret.

-Barett, tu dois nous faire confiance, tu serais en danger… »

Jana stoppa son époux dans ses paroles.

 « Il a le droit de savoir. Il a raison, ce n’est plus un enfant. Il a pris des risques. Il doit choisir son camp, comme nous l’avons fait avant lui »

L’hôtesse regarda Barett dans les yeux. Ses paroles résonnèrent dans la tête du jeune homme. Il était déjà allé trop loin. Il voulait savoir. Il acquiesça de la tête et invita la jeune femme à poursuivre.

« Presque personne ne connait la véritable histoire du royaume, et du Don. Il fut un temps, si éloigné qu’aucun témoin ne foule encore cette terre, où le Don existait. Il n’était pas un homme, il n’appartenait à personne. Le Don était là et pouvait être consulté par tous. Mais, certaines personnes ont voulu se l’approprier, se garantir la domination des autres par le savoir. Une grande bataille a eu lieu, des affrontements sur tout le royaume. La cité d’Ohlia s’est dressée contre ce fléau. Elle s’est emparée du Don et a sacrifié l’un de ses enfants. Le Don l’a absorbé. Il était devenu l’omniscience de tout le royaume. Plus personne ne pouvait lui échapper. Le royaume, divisé en sept cités, n’avait plus d’autres choix que de se soumettre. Le temple a porté allégeance à l’Oracle, qui maintient la paix et l’équilibre.

-Donc… repris Barett, essayant d’organiser les informations qu’il venait de recevoir… Le royaume n’a pas toujours été ainsi. Le Don est là pour éviter une nouvelle guerre sanglante. Alors, pourquoi le défier ?

-Parce que l’Oracle est un Homme. Le Don ne sert plus à prévenir des dangers. Nous offrons l’un de nos enfants, pour que le Don s’exprime à travers lui. Mais l’Oracle s’exprime aussi à travers lui. Ils ne font plus qu’un. Nous sommes tous sous son contrôle, sa volonté. Le Don nous a aspiré. Tous. Le Don est devenu les cités.

-Tu veux dire… répondit le jeune homme hébété… que la vision de l’Oracle n’est pas la seule…

-C’est exact !

-Mais la liberté, elle, a donné lieu à une guerre sanglante… s’interrogea le jeune homme.

-Alors, il faut que le Don cesse d’exister.

La voix fluette venait de la fenêtre. Personne n’avait remarqué qu’Irie n’avait pas délaissé sa contemplation du ciel pour suivre la conversation.

-S’il n’y a pas de Don, rien de tout cela n’existe.

Tous les yeux s’étaient tournés vers la jeune apprentie. Ceux de Barett étaient convulsés par la peur. « Ne… ne dis pas ça… balbutia Baret en jetant des regards vers la porte, comme s’attendant à voir débarquer la garde »

« Ne t’inquiète pas Barett, le Don n’est pas posé sur nous. Je te l’ai dit, l’Oracle est un Homme et ses capacités en sont limitées.

-C’est absurde … Reprit l’apprenti cuisinier … vous  voulez désobéir à l’Oracle, aux règles du temple. C’est passible de bannissement … ou de bien pire …

-Rien n’était prémédité, mais apparemment, les circonstances ont changé, répondit Jana.

-Changé ? Barett était surpris. Depuis quinze ans qu’il vivait au temple, rien n’avait jamais changé. Les règles étaient les règles et la vie s’articulait ainsi.

-Cela fait des siècles qu’un petit groupe connait cette histoire. Il se fait appeler la Cause. Mais personne n’a jamais pu agir pour se soustraire, personne jusqu’à maintenant … et l’arrivée du nouvel Oracle …

-Du nouvel oracle … mais …

 -Il est là ! ». Irie venait de se redresser d’un bond  pour sortir de la cuisine en trombe. Les autres occupants semblaient abasourdis par tant d’agitation après les révélations sibyllines. Arrachés à leurs réflexions, les trois occupants se levèrent. Barett marmonna : « Il ne manquait plus que lui ! ». Il prit sa marmite et se pencha au-dessus de l’évier pour continuer de la nettoyer.

Toutes les révélations tambourinaient dans sa tête. Elles étaient encore plus assourdissantes que le silence. Il savait qu’il avait pris des risques en passant le mot à Kaïdan et Myrha. Mais jamais, il ne s’était imaginé participer à une action d’une telle envergure, à une révolution … Jamais, il n’aurait envisagé désobéir au temple. Et voilà, qu’en l’espace de deux jours, il se retrouvait embrigadé dans les volontés « d’une cause », coincé entre les principes qu’on lui avait enseignés et la confiance qu’il portait à ses collègues. Il était pris dans un flot qui l’emportait loin de ses convictions, loin de sa raison.

Irie fit de nouveau son entrée dans la cuisine, suivie d’un nouvel arrivant. Il s’agissait d’un jeune homme du même âge. Ses cheveux étaient d’un noir très vif, quasiment aussi sombres que ses yeux. Son nez aquilin accentuait son visage juvénile. Cependant, il possédait d’ores et déjà une carrure large, témoignage de son travail manuel. Il portait une toge vert clair, contrastant avec son air renfermé et sérieux. En rentrant, il balaya d’un regard l’assemblée et il accorda dédaigneusement un signe de tête aux époux.

« Faisons vite, je dois me lever tôt pour aller au champ ».

Alors qu’il s’avachissait sans y être invité, Barett lui lança un regard noir. De telles manières n’étaient pas tolérées au temple. L’arrogance du jeune homme était inattendue en de tels lieux. Malgré le malaise, tous les occupants s’attablèrent également, à l’exception de Barett qui s’adossa contre l’évier, préférant rester en retrait de ces événements qui le dépassaient.

« Nous attendons encore quelqu’un, lui signala Adal, feignant de ne pas remarquer l’impolitesse de son interlocuteur.

-Pour une mission secrète, il me semble que nous sommes déjà  suffisamment … Je suis même étonné de voir ce ballot d’apprenti dans la confidence,  s’amusa le jeune homme en désignant Barett de la tête »

Barett fut pris d’un sursaut de colère. Il s’assit en bout de table avec précipitation.

« J’ai joué un rôle primordial dans cette affaire. Il ne me semble pas t’avoir vu dans les parages pendant que nous gérions la situation. Lança le jeune homme sur un air de défi, malgré son incertitude sur les enjeux de la situation qu’il venait de brandir avec conviction. »

Quant à elle, Irie semblait s’amuser de la situation et se contenta de répondre avec légèreté :

« Tu n’as pas changé, Elios.

-J’aime pas qu’on me fasse gravir la montagne pour sauver vos fesses. Surtout pour attendre l’un de vos acolytes apparemment incompétent …

-Je n’aurais pas mieux dit. Je n’aime pas non plus descendre de ma tour pour … ça. » La voix venait de la silhouette qui s’était engouffrée silencieuse dans la cuisine. Tout de noir vêtue, personne n’avait remarqué son entrée. A sa vue, le nouvel arrivant sembla perdre de son assurance. Jana fut la première à reprendre la parole :

« Hena, il faut toujours que tu arrives sournoisement, reprenant son souffle coupé par la surprise.

-S’il n’en était pas ainsi, je ne serais pas cheffe de la garde. »

Personne n’osa la contredire alors qu’elle prenait place à la table. Barett, se souvenant de son cours séjour dans les quartiers de la garde, se sentit mal à l’aise de se retrouver en face de l’impressionnante jeune femme. Cette dernière reprit sans ménagement :

 « Ne tardons pas ! Toutes les personnes à cette table ont-elles consciente du choix irrévocable qu’elles prennent en participant à cette réunion ?

-C’est nous qui devrions te poser cette question, répondit de manière accablante Adal avec un air suspicieux »

La cheffe de garde ne releva pas la remarque et poursuivit : « Sam s’occupe de faire diversion

– Sam aussi est au courant ? S’étonna Barett sans obtenir de réponse.

– Mais, continua Hena, nous disposons de peu de temps avant que le Don ne se recentre sur nous. Il est temps de mettre en place le plan.

-Le plan, ne put contenir Barett. Parce qu’il y a un plan ?

-Le pseudo cuisinier a peur. ça commence bien ! Ironisa Elios en roulant des yeux.

-Je n’ai pas peur… Répondit Barett dont tout le courage dont il avait fait preuve durant ces dernières heures s’était envolé. Je… Je demande simplement ce qu’on fait.

-Ce qu’on fait… on défit l’oracle ! S’exclama Elios amusé »

Cela en était trop pour Barett. : Dans la même journée, il apprend l’existence d’une rébellion et dans l’heure suivante, et en rejoindre les rangs. La désinvolture de son interlocuteur accentuait cette ambivalence absurde. Le Don était inviolable et personne ne pouvait le contrer.

« Faites taire ce Cultivateur ! Reprit Hena visiblement agacée par leurs enfantillages. Jeune apprenti, nous t’en demandons beaucoup. Tu as déjà beaucoup fait. Mais, tu peux compter sur nous.  Le plan est sans risque … si tout se passe comme prévu.

– Se fier à une cheffe de garde qui s’allie à l’Entretien … et aux Cultivateurs… Répéta Barett comme pour lui-même.

-Barett, l’appela la voix douce d’Irie qui retira le jeune apprenti de ses réflexions, ils ont besoin de nous. Ce sont nos amis, nous ne pouvons pas les abandonner.

-Myrha et Kaïdan ? Le Don s’est occupé d’eux. Il doit avoir ses raisons…

-Le Don n’est pas toujours juste, repris Elios.

Barett se mit à rire. Un rire sans joie, un rire noirci de la terreur.

« Depuis tout à l’heure, vous parlez de trahison, de manigances, d’enfreindre les règles, … pour les sauver. Mais ils ne sont pas là sans raison. Si l’Oracle le veut, il en sera ainsi. Vous pensez pouvoir vous en sortir sans conséquence ? Sans mettre nos vies en danger, ainsi que la leur ? J’aimerai réellement savoir, ce qui vous laisse penser, vous simples Ohliens, pouvoir duper …

Tout à coup, les yeux de l’apprenti cuisinier s’illuminèrent. Il venait de comprendre. Tout se mettait en place dans sa tête. Jana lui avait déjà donné la réponse. L’Oracle n’était qu’un homme. Les événements de la veille, la naissance de l’enfant des deux ciels, l’arrestation de Kaïdan … L’Oracle n’était qu’un Homme. Cette phrase résonnait sans sa tête. Pour la première fois, une brèche venait de s’ouvrir dans la lutte contre le Don. Une brèche si petite et si contraire  aux règles du temple, qu’il faudrait appartenir à l’entretien pour la voir. L’Oracle n’était qu’un Homme, et le nouveau ne faisait pas exception …

 « La question n’est pas quel moyen, reprit lentement Barett mais qui ? Qui peut défier le Don ? Qui peut défier l’Oracle. Jamais il ne mettrait Myrha en danger …

Les autres membres de la pièce le regardèrent pendant que tout se mettait en place dans la tête du jeune homme. Myrha était née en bas de la montagne, chez les agriculteurs. Peu de gens connaissaient son histoire. Sauf quelques membres de sa famille et ses amis proches au sein de l’entretien.

« -Jamais, continua-t-il, l’Oracle n’agira contre sa sœur ou contre son neveu… A ces mots, un frisson parcouru la pièce. Jana lui fit signe de se taire, Hena bougea nerveusement sur sa chaise, l’arrogant Elios semblait troublé, Irie le fixait et Adal lui faisait les gros yeux.

 « Oh, ça va ! Reprit Barret, ça fait une heure que vous parlez de trahir le don. Je parle une seconde de leur lien de parenté, et c’est moi qui parjure ! ».

Barett le savait, au sein du temple, la première règle était l’effacement des liens du sang au profit de son devoir. Et aujourd’hui, c’était peut-être eux qui changeraient l’avenir de la cité d’Ohlia, pourtant si prévisible …

 

Index:

Synopsis et découverte du découpage

Prologue: un éternel recommencement

Chapitre 1: Myrha

Chapitre 2: Döllen

Chapitre 3: Tobia

Chapitre 4: La cuisine [Pendant ce temps]

Chapitre 5 :Les quartiers de l’entretien [Pendant ce temps]

Chapitre 6 : Samaryah

Chapitre 7 : Barett

Uranie

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