Articles généraux, Ecriture

Entre horreur et épouvante, mon cœur me lâche !

Comme nous vous l’avons annoncé, le mois d’octobre sera consacré à l’horreur et l’épouvante ! C’est de saison, non ? En tout cas, l’idée nous plait bien ! Et puis, pour vraiment être dans le bain, nous participons au « Writober » (un article arrivera bientôt sur ce sujet) afin de nous essayer nous-mêmes à ces genres un peu (beaucoup ?) effrayants.

Bon, commençons par le commencement : qu’est-ce que l’horreur et l’épouvante ? La question est basique, mais il est nécessaire de savoir de quoi on parle. Ces deux termes désignent des genres littéraires qui s’inscrivent clairement dans le registre de la peur. Ils comportent souvent des phénomènes surnaturels, créatures imaginaires (zombies, vampires, loup-garous, …), tueur sanguinaires, et autres fous furieux en tous genres. Le but de ces types de littératures est de susciter la peur, l’angoisse, l’effroi, etc.

Mais alors, qu’est-ce qui distingue l’horreur de l’épouvante ?

  • L’horreur est plus trash que l’épouvante car elle nous montre des choses dites horribles. Avec des récits d’horreur, attendez-vous à être confrontés à des meurtres sanguinaires, des actes violents, des membres sanguinolents, … Bref, beaucoup d’hémoglobine ! Ici, on nous « montre » tout, c’est assez « visuel », on nous décrit vraiment l’horreur des scènes, d’où le nom du genre …
  • L’épouvante est plus psychologique que l’horreur. Dans ce cadre, on est plutôt dans la suggestion, on joue sur le suspense pour faire monter l’angoisse doucement mais sûrement, on appuie sur les non-dits, on laisse le lecteur imaginer la suite … (perso, je ne sais pas ce qui est le pire …).

Ceci étant dit, faisons un bref historique du genre ! (parce que c’est intéressant quand même)

Hansel-and-gretel-rackhamA ce que j’ai pu constater, on s’accorde traditionnellement pour dire que certains contes pour enfants pourraient être considérés comme les premiers récits d’horreur. Des récits pour enfants ? Eh bien oui ! Pensez un peu à Hansel et Gretel, des frères Grimm ! L’histoire se termine bien aujourd’hui, mais est-ce que cela a toujours été le cas ? Nous savons bien que les contes tels que nous les connaissons sont des versions bien bien adoucies des textes d’origine. C’est donc avec eux que tout aurait commencé ? A méditer …

Si l’on met de côté ces contes, on peut situer le point de départ de la littérature d’épouvante au XIXème siècle en l’associant aux fameux Frankenstein, de Mary W. Shelley, et Dracula, de Bram Stoker. Deux « monstres » à la présence silencieuse et angoissante, des paysages hostiles, des menaces implicites (bon ok, elles finissent par devenir explicites dans Frankenstein), la crainte du danger imminent, une épée de Damoclès en suspens, etc. Tous les ingrédients sont réunis pour de bons moments d’épouvante ! (d’ailleurs, on est plus ici dans l’épouvante que dans l’horreur)

 

Plus tard, durant le XXème siècle, le genre connait un tournant, notamment grâce à H.P. Lovercraft. Pourquoi ça ? Tout simplement parce que ce dernier a mis en place une nouvelle mythologie autour du dieu Cthulhu, avec des monstres aux origines souvent extraterrestres. Quelle importance me direz-vous ? Eh bien, loin de rester une idée isolée de l’auteur, cette mythologie a été reprise par de nombreux auteurs et on en entend encore parler aujourd’hui ! (c’est d’ailleurs mon frère qui m’a fait connaitre Cthulhu par le biais de vidéos de parties d’un jeu de rôles réalisées, entre autres, par LinksTheSun).

couv387872511974. Enfin. Arrivée du roi du genre ! Vous l’aurez compris, je parle de Stephen King ! Qu’on l’aime ou non, il est l’un des auteurs d’épouvante les plus célèbres (à juste titre selon moi, mais ça c’est une question de point de vue). Franchement, c’était impossible de ne pas le citer. Ça aurait été comme si je n’avais pas parlé d’Edgar Allan Poe, qui excelle lui aussi dans ce genre (ok, j’avais oublié de parler de lui un peu plus haut, mais c’est réparé maintenant, non ?).

Pour finir, il faut savoir que le genre a connu une période plutôt glorieuse dans les années 1980-1990, mais que tout s’est essoufflé dans les années 2000. Aujourd’hui, le genre n’intéresse plus vraiment les maisons d’édition, et seuls quelques irréductibles, comme Bragelonne et Milady, éditent toujours des titres.

J’en ai terminé avec mes explications et mon petit historique ! J’espère que cet article vous aura intéressé. Perso, j’ai beaucoup aimé l’écrire ! J’ai hâte de vous retrouver pour les conseils d’écriture.

A bientôt les amis !

Calliope png

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